Telle était la question principale du débat organisé hier soir par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec dans le cadre de sa soirée cabaret pour célébrer la liberté de presse. Un réel succès et un événement que j’espère récurrent.

Le débat a quelque peu été éclipsé par la mini-controverse soulevée par Richard Martineau à propos de la présence, parmi les panélistes, du chargé de cours à l’UQAM Marc-André Cyr. (Je n’en glisserai pas un mot de plus puisque la question était puérile.)

Cela dit, il est ressorti quelques éléments intéressants du débat, auquel prenaient aussi part la chroniqueuse du Journal de Montréal, Lise Ravary, la journaliste indépendante,  Marilyse Hamelin, le journaliste-animateur de Radio-Canada, Michel Lacombe.

Ce qui en est ressorti, c’est que l’opinion, si elle est fondée sur des faits, peut permettre une meilleure compréhension des enjeux dont on traite. On a aussi abordé le fait que, même si la liberté d’expression est l’affaire de tous, cela ne signifie pas qu’on est prêts à endosser toutes les opinions qui sont diffusées. Que la limite entre opinion et propagande est très mince et que l’une et l’autre peuvent être perçues différemment par différentes personnes.

L’échange m’a donné envie de répondre moi-même à la question. L’opinion est-elle source de désinformation?

Oui… et non! Je crois que cela dépend de l’honnêteté intellectuelle et de l’ouverture d’esprit de celui ou de celle qui émet son opinion.

Honnêteté intellectuelle d’abord, car pour se faire une opinion, il est, dans un monde idéal, essentiel de savoir de quoi on parle et donc, de détenir un minimum d’informations sur le sujet. Autrement, l’opinion émise n’est qu’émotionnelle, et dans le débat public, les faits priment sur les impressions.

De plus, en ayant différents arguments contraires, il est plus facile de poser un point de vue nuancé; choisir d’éclipser ou de discréditer les arguments qui nous déplaisent peut en effet mener à une certaine forme de désinformation.

Ouverture d’esprit si, après avoir exprimé son opinion, l’auteur prend connaissance de nouvelles informations susceptibles de changer son point de vue ou, à tout le moins, de le nuancer. Combien de fois avons-nous été témoins de gens qui se campent fermement dans leurs positions peu importe les arguments rationnels qui leur sont présentés et qui abondent en sens inverse?

Et puis, comme le dit l’adage, il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée.

Libres à vous d’être d’accord. Après tout, ce n’est que mon opinion!

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Je suis Marie-Ève Martel — journaliste, autrice, professeure et entrepreneure passionnée par tout ce qui touche l’information et son rôle démocratique.

Depuis plus de 15 ans, je raconte, j’enquête et j’analyse le monde à travers divers médias. J’ai publié plusieurs essais engagés, je forme la relève universitaire et les professionnels des médias. Je prends régulièrement la parole pour défendre une information rigoureuse, accessible et éthique.

Surtout, je suis une amoureuse farouche de l’information de qualité au nom de l’intérêt public. Je crois en un journalisme rigoureux, courageux et profondément humain. J’aime bâtir des projets qui ont du sens et une valeur sociale.

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25 au 29 novembre: Participation au Salon du livre de Montréal (séances de signatures à confirmer)


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