Hier, j’ai eu l’immense plaisir de participer à une journée dédiée au choix de carrière à l’école secondaire internationale Jean-Jacques-Bertrand, à Farnham.

J’ai pu discuter journalisme et médias avec une cinquantaine d’adolescents qui s’interrogeaient sur cette noble profession et qui envisageaient peut-être de la pratiquer un jour.

On m’avait prévenu: les jeunes ne lisent pas le journal et n’écoutent pas les bulletins de nouvelles. Pourtant, ceux que j’ai rencontré consultaient pratiquement tous régulièrement des sites internet de nouvelles. Un peu moins lisaient un journal, mais ils étaient suffisamment nombreux pour me surprendre agréablement.

Sans surprise, le sport et les arts sont arrivés au sommet des secteurs d’information les plus prisés par les jeunes. Très peu ont indiqué suivre la politique, tous paliers confondus, et quelques-uns contemplaient la possibilité d’être correspondants à l’étranger.

S’ils connaissaient grosso modo les grandes lignes du travail de journaliste (collecter des informations, écrire, synthétiser et partager), ils ont néanmoins été très intéressés à en apprendre sur le fonctionnement quotidien des médias.

Et encore plus curieux d’en savoir plus sur les conditions de travail actuelles des journalistes. La pige, la réduction du nombre d’emplois permanents et les défis économiques auxquels font face les médias ont semblé en rebuter certains, mais heureusement, il y avait encore des étincelles dans quelques regards, étincelles qui se sont traduites en une pluie de questions sur chaque petit détail qui m’avait échappé durant la présentation.

Or, ce qui m’a le plus impressionné de ces adolescents, ce sont les raisons qui les poussent à se diriger vers une carrière en journalisme. Le désir de renseigner les autres, de dénoncer les injustices, la passion d’en apprendre davantage et le sentiment de faire une différence pour sa communauté étaient au nombre des motifs évoqués. Comme quoi même si les générations se succèdent et que les médias évoluent, il se trouve encore des individus qui portent les valeurs idéalistes sous-tendues par le journalisme.

À se fier à leur intérêt, aucun doute qu’une relève est assurée!

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Je suis Marie-Ève Martel — journaliste, autrice, professeure et entrepreneure passionnée par tout ce qui touche l’information et son rôle démocratique.

Depuis plus de 15 ans, je raconte, j’enquête et j’analyse le monde à travers divers médias. J’ai publié plusieurs essais engagés, je forme la relève universitaire et les professionnels des médias. Je prends régulièrement la parole pour défendre une information rigoureuse, accessible et éthique.

Surtout, je suis une amoureuse farouche de l’information de qualité au nom de l’intérêt public. Je crois en un journalisme rigoureux, courageux et profondément humain. J’aime bâtir des projets qui ont du sens et une valeur sociale.

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