Si vous avez navigué sur Facebook dans la journée d’hier (26 novembre), il est fort probable que plusieurs de vos amis aient affiché un statut (très long !) dans lequel ils revendiquent auprès du réseau social la propriété intellectuelle de toutes leurs publications et ce, pour en empêcher la commercialisation. Peut-être l’avez-vous fait vous-même.

Il a été révélé que cette supposée nouvelle politique de Facebook était une fausse rumeur. D’ailleurs, il ne s’agit pas du premier ouï-dire qui circule à propos des flous entourant la confidentialité  des informations qui y sont publiées. Les nombreuses péripéties entourant Facebook et le respect de la vie privée sont sans cesse l’objet de rumeurs : il peut donc être difficile de s’y retrouver.

Rappelons-nous, par exemple, l’affolement provoqué par un soi-disant bogue qui rendait publics tous les messages privés reçus entre 2008 et 2011, il y a de cela quelques semaines. Facebook a démenti la rumeur.

D’un autre côté, les usagers de Facebook ont-ils oublié qu’ils sont responsables de la diffusion des contenus sur le média social ? S’ils ont si peur que certaines informations soient utilisées par le géant, que les rumeurs soient fondées ou non, ne leur revient-il pas d’éviter de les publier ?

Il est paradoxal de tout exposer sur Facebook et de craindre ensuite que nos informations soient rendues publiques. Ne le sont-elles pas déjà, dans une certaine mesure ?

En soi, la réaction des Internautes n’a donc rien d’étonnant. Qu’ils aient réagi avec empressement dans le but de protéger leurs informations privées est tout à fait légitime.  En prétextant l’entrée en bourse de Facebook cette année pour justifier le potentiel commercial de son contenu, la nouvelle avait de quoi être crédible au premier regard, d’où l’importance de vérifier ses sources…

L’avènement des médias sociaux a révolutionné nos rapports interpersonnels de plusieurs manières : les vedettes instantanées, la facilité d’entrer en communication avec autrui, des cas d’intimidation, de cyber stalking…  Ces plateformes nous font également porter un nouveau regard sur la propriété intellectuelle et la vie privée : ce faisant, elles doivent aussi révolutionner nos manières de communiquer et nous amener à user de notre jugement avant d’y diffuser quelque contenu que ce soit.

Une réponse à « Il ne faut pas croire tout ce qui se trouve sur Internet… »

  1. Avatar de L’imitation, la plus sincère des flatteries? | Marie-Ève Martel

    […] Comme je l’écrivais aux tous débuts de ce blogue, il ne faut pas croire tout ce qui se trouve sur Internet. […]

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Je suis Marie-Ève Martel — journaliste, autrice, professeure et entrepreneure passionnée par tout ce qui touche l’information et son rôle démocratique.

Depuis plus de 15 ans, je raconte, j’enquête et j’analyse le monde à travers divers médias. J’ai publié plusieurs essais engagés, je forme la relève universitaire et les professionnels des médias. Je prends régulièrement la parole pour défendre une information rigoureuse, accessible et éthique.

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