Le 27e Parlement étudiant du Québec (PEQ) a débuté hier. Il s’agit en somme d’une simulation parlementaire au cours de laquelle des étudiants de niveau collégial et universitaire se glissent dans la peau de députés et de ministres. Durant cinq jours,  des projets de loi sont étudiés et débattus, des motions sont adoptées et des discours sont prononcés, le tout dans l’enceinte de l’impressionnante Assemblée nationale.

Si les projets de loi sont fictifs et les partis (les Bleus et les Rouges) ne se veulent pas le reflet fidèle des organisations politiques existantes, la simulation est cohérente dans son ensemble et constitue une formidable école pour apprendre sur le fonctionnement du parlementarisme et sur le travail de député. D’ailleurs, plusieurs élus sont passés par le PEQ avant de siéger « pour vrai » à l’Assemblée nationale.

Pour alimenter le débat et rendre l’expérience encore plus réelle, deux équipes de journalistes couvrent les sessions parlementaires, où chaque parti prend le pouvoir. J’ai eu le bonheur de faire partie des cohortes de 2009 et de 2010, une expérience qui m’a énormément appris et au cours de laquelle j’ai développé des relations qui perdurent encore, tant sur le plan amical que professionnel.

Entrevues avec des ministres, comptes rendu des débats, éditoriaux et caricatures; les journaux (concurrents!) que nous publiions chaque matin aux autres participants étaient de véritables médias, réalisés avec les moyens du bord.

Quelle agréable surprise alors que de constater que le Parlement étudiant est passé au Web 2.0. :  tweets, blogues officiels des partis et vidéos en ligne alimentent le site Web, beaucoup plus moderne et interactif que « dans mon temps ». L’initiative permet aussi à ceux qui ne participent pas à la simulation de savoir ce qui s’y déroule et de faire connaître l’événement.

D’un point de vue médiatique, le PEQ est très formateur pour de jeunes journalistes. Avec des tombées serrées, de longues journées de travail et beaucoup de sujets à couvrir, il faut rapidement se débrouiller, ce qui nous prépare assez bien au rythme effréné des salles de presse. L’arrivée du multiplateforme au PEQ enrichit de beaucoup l’expérience en lui ajoutant une bonne dose de réalisme.

Nostalgie, quand tu nous tiens…

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Je suis Marie-Ève Martel — journaliste, autrice, professeure et entrepreneure passionnée par tout ce qui touche l’information et son rôle démocratique.

Depuis plus de 15 ans, je raconte, j’enquête et j’analyse le monde à travers divers médias. J’ai publié plusieurs essais engagés, je forme la relève universitaire et les professionnels des médias. Je prends régulièrement la parole pour défendre une information rigoureuse, accessible et éthique.

Surtout, je suis une amoureuse farouche de l’information de qualité au nom de l’intérêt public. Je crois en un journalisme rigoureux, courageux et profondément humain. J’aime bâtir des projets qui ont du sens et une valeur sociale.

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