Quand le corps devient un média

Quand on pense à la notion de média, le réflexe spontané est de référer à la multitude de plateformes technologiques sur lesquelles il est possible de diffuser des contenus.

Par définition, un média est un moyen de diffusion de l’information. S’il permet la transmission d’un message donné, le corps humain devient donc lui-même un média.

Le look devient en quelque sorte le branding personnel de l’individu, quand il porte un chandail arborant une marque, le logo d’une compagnie ou à l’effigie de son groupe musical préféré, par exemple. Le corps, en tant que média, relève alors d’un choix personnel entièrement assumé, mais parfois inconscient, par l’individu.

On peut pousser la notion un peu plus loin quand c’est un annonceur qui paie pour s’afficher sur quelqu’un. Cela peut se traduire par le port vêtements, comme mentionné précédemment, mais aussi par des manières disons… plus originales.

Au Japon, une nouvelle tendance publicitaire se dessine. Des entreprises rémunèrent de jeunes femmes pour qu’elles arborent un autocollant de leur logo sur le haut de leurs cuisses, qu’elles se photographient et qu’elles diffusent le cliché sur les médias sociaux. Selon l’article, cette partie du corps est très prisée au Japon, d’où l’intérêt de l’utiliser à titre de panneau publicitaire humain.

Souvenons-nous de cet Américain ayant loué à vie sa tempe droite à l’organisation politique de Mitt Romney aux présidentielles de 2012 et qui s’était fait tatouer son logo de campagne; plus près de chez nous, ce Québécois qui souhaite établir le record du monde du plus grand nombre d’urls commanditées tatouées sur son corps.

À ce moment, même si la diffusion est pleinement consciente et assumée par celui qui prête son corps à un annonceur, il y a lieu de s’interroger sur le caractère éthique de la chose d’un point de vue communicationnel. Même si les deux parties s’entendent sur les modalités du contrat d’affichage, y a-t-il une limite à définir pour encadrer ce genre de pratique, qui autrement pourrait prendre de toutes autres proportions?

Est-ce acceptable qu’un candidat déchu à la présidentielle américaine possède désormais une partie du visage d’un citoyen, même s’il dispose du consentement libre et éclairé de celui-ci? Devrait-il dédommager l’individu si celui-ci décide de se faire détatouer?

La créativité média provoque l’apparition de nouvelles techniques publicitaires et, par la bande, de nouvelles méthodes de communication. Alors que ces nouvelles plateformes et pratiques sont prédominantes dans notre environnement médiatique, il importe de résoudre les questionnements qui les accompagnent.

Qu’en pensez-vous?

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