Dans un billet déroulant le tapis rouge en vue de la cérémonie des Oscars, la chroniqueuse Nathalie Collard traite de l’origine journalistique de certains scénarios de films.

En effet, certains longs métrages sont tirés de livres ou d’enquêtes étoffées menées par des journalistes et leurs péripéties ont l’air tout droit sorties d’un polar ou d’un roman. En une seule phrase, Madame Collard résume l’intérêt de fonder un film (de fiction, précisons-le) sur le récit d’événements réels rapportés par des journalistes:

Non seulement ces longues enquêtes journalistiques racontent-elles des histoires enlevantes, mais en plus, elles sont basées sur des faits réels recueillis grâce à une démarche journalistique.

Heureusement, Nathalie Collard souligne qu’une fois scénarisé et diffusé sur grand écran, il ne faut pas considérer tout ce qui se déroule dans le long-métrage comme le reflet des événements réels, mais plutôt comme leur interprétation parfois romancée.

Le journalisme au quotidien n’est pas toujours comme celui qui est décrit dans les films, et il ne donne pas toujours naissance à des histoires dignes d’Hollywood. Selon le média qui l’emploie et le secteur d’actualité qu’il couvre, le journaliste peut passer ses journées au téléphone, couvrir des événements ponctuels, respecter ses tombées, etc. Il n’est pas toujours en train de fouiner dans de sombres dossiers à la recherche d’une histoire qui fera s’écrouler un empire, qui fera éclater la vérité au grand jour.

Rappelons que le journaliste dispose de ses propres moyens, et de ceux que son média est prêt à lui fournir, pour réaliser ses reportages et ses enquêtes. Ainsi, pour citer Presscom, nous sommes à l’ère du journalisme dit « sédentaire », qui délaisse le terrain au profit d’une nouvelle rapide, les enquêtes approfondies étant souvent trop onéreuses, que ce soit financièrement ou par l’accaparement des journalistes.

Les enquêtes journalistiques qui font l’objet de films sont généralement le fruit de longues semaines, voire des mois ou des années de travail. Elles ne représentent donc qu’une infime fraction du travail des journalistes, qui doivent généralement soumettre des contenus quotidiennement.

Ceci étant dit, le métier compte toujours sa part d’excitation…

Suite 101 dresse ici une liste des dix meilleurs films traitant, d’un angle ou d’un autre, du journalisme. Bon cinéma!

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Je suis Marie-Ève Martel — journaliste, autrice, professeure et entrepreneure passionnée par tout ce qui touche l’information et son rôle démocratique.

Depuis plus de 15 ans, je raconte, j’enquête et j’analyse le monde à travers divers médias. J’ai publié plusieurs essais engagés, je forme la relève universitaire et les professionnels des médias. Je prends régulièrement la parole pour défendre une information rigoureuse, accessible et éthique.

Surtout, je suis une amoureuse farouche de l’information de qualité au nom de l’intérêt public. Je crois en un journalisme rigoureux, courageux et profondément humain. J’aime bâtir des projets qui ont du sens et une valeur sociale.

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