Conformément à la thématique des 11e Assises internationales du journalisme de Tours*, un journalisme utile, des panélistes se sont intéressés à ce qu’on qualifie de journalisme de solutions.  Autrement appelé journalisme utile, positif, constructif ou d’impact, ce type de reportage n’a rien de nouveau, bien que certains aient tenté de le présenter comme tel. Le journalisme de solution n’est en fait que la présentation d’initiatives positives mises en œuvre pour résoudre des problèmes constatés dans un milieu donné.

Pour les intervenants, traiter des solutions, au même titre que des problèmes que celles-ci cherchent à résoudre, est la seule manière de traiter d’un enjeu sous toutes ses coutures. Sans l’un, l’information est incomplète.

Le journalisme de solutions est en quelque sorte une réponse au journalisme traditionnel, qui met en lumière ces problèmes, nuance Nina Fasciaux, ambassadrice européenne pour Solutions Journalism Network. Celui-ci ne doit pas s’inscrire dans un mouvement ou une tendance, mais devrait plutôt être considéré comme une pratique dont on use avec jugement et parcimonie.

Attention toutefois à ne pas penser d’emblée que ce type de journalisme propose un traitement rose de l’information. « Être moins critique quand on parle de quelqu’un qui essaie d’améliorer les choses, ça nuit au bout du compte à cette personne », croit Mme Fasciaux.

« Le journaliste doit analyser ces solutions, renchérit Gilles Vanderpooten, directeur de Reporters d’Espoirs. Mais du même souffle, il doit donner envie aux autres d’agir eux aussi et de sortir de la passivité provoquée par l’actualité anxiogène et négative. »

Pour l’instant, l’effet de contagion espéré n’est pas mesurable. « Ce n’est pas le journaliste qui propose des solutions; il présente plutôt une personne ou une organisation qui met ces solutions en place », ajoute Damien Allemand, responsable digital du groupe Nice-Matin.

*Ma participation aux Assises est possible grâce à une aide financière de Les Offices jeunesse internationaux du Québec.

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Je suis Marie-Ève Martel — journaliste, autrice, professeure et entrepreneure passionnée par tout ce qui touche l’information et son rôle démocratique.

Depuis plus de 15 ans, je raconte, j’enquête et j’analyse le monde à travers divers médias. J’ai publié plusieurs essais engagés, je forme la relève universitaire et les professionnels des médias. Je prends régulièrement la parole pour défendre une information rigoureuse, accessible et éthique.

Surtout, je suis une amoureuse farouche de l’information de qualité au nom de l’intérêt public. Je crois en un journalisme rigoureux, courageux et profondément humain. J’aime bâtir des projets qui ont du sens et une valeur sociale.

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