Il n’y a pas si longtemps, j’affirmais ici qu’un poteau de téléphone peut être un média, dans certaines circonstances.

On apprend aujourd’hui que Québecor Média et la STM mettront en place dès l’automne des abribus numériques.

On pourra y consulter les horaires des bus, visualiser le plan détaillé du réseau de métro et de bus, se localiser dans la ville, s’informer des toutes dernières nouvelles et consulter la météo de la journée.

Bref, les abribus auront la même fonction que les écrans qu’on voit un peu partout dans les stations de métro, à Montréal.

Un abribus numérique, intelligent, ça ne fait pas science-fiction pour vous? Et pourtant, on est rendus là, et l’idée est géniale.

Quelle belle manière d’informer les gens sans que ceux-ci n’aient à se procurer un journal ou à aller sur Internet. L’initiative sera en quelque sorte une bouée de sauvetage pour l’information, qui semble décliner dans les habitudes de consommation d’un trop grand nombre d’individus.

D’ailleurs, c’est là que se trouve la clé de l’information aujourd’hui: rejoindre le public plutôt que de l’attendre. C’est ce qui explique le constant taux de lectorat des hebdomadaires: ils sont livrés directement chez les gens, qui n’ont pas à s’abonner ni à acheter un journal, comme c’est le cas des quotidiens.

Évidemment, le format est fait pour des nouvelles brèves: on n’y lira qu’un grand titre et une ou deux phrases explicatives, tout au plus. Ceux qui voudront en savoir plus pourront par la suite consulter un autre média, en l’occurence le 24h, autre plateforme de Québécor qui jouit d’une entente exclusive avec la STM et qui y est distribué gratuitement tous les matins… ou pas!

Et justement, ces abribus seront-ils le nouveau vaisseau d’une immense flotte servant à faire l’autopromotion des autres produits de l’empire? Car s’ils sont une formidable nouvelle plateforme d’information, ils pourront être tout autant une prolifique nouvelle plateforme publicitaire.

Une chose est sûre, le temps paraîtra moins long en attendant l’autobus.

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Je suis Marie-Ève Martel — journaliste, autrice, professeure et entrepreneure passionnée par tout ce qui touche l’information et son rôle démocratique.

Depuis plus de 15 ans, je raconte, j’enquête et j’analyse le monde à travers divers médias. J’ai publié plusieurs essais engagés, je forme la relève universitaire et les professionnels des médias. Je prends régulièrement la parole pour défendre une information rigoureuse, accessible et éthique.

Surtout, je suis une amoureuse farouche de l’information de qualité au nom de l’intérêt public. Je crois en un journalisme rigoureux, courageux et profondément humain. J’aime bâtir des projets qui ont du sens et une valeur sociale.

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